Nous sommes généralement branché sur nous.

Les divers éléments de nos vie, nos soucis (surtout sur nos soucis), nos ambitions, notre famille nous absorbent. Nous sommes même parfois accusés d’égoisme pour ces même raisons. Mais en fait, nous ne nous accordons en fait pas assez d’importance. Ou plutôt l’énergie n’est pas dirigée au bon endroit. Un minimum d’égo-centrisme courageux est indispensable à la connaissance de Soi et à l’évolution personnelle.

Pourquoi courageux ? Parce que ce que nous révèle le miroir nous révèle aussi la force de nos jugements. Lorsque nos idéaux en termes d’images de nous même est confronté à ce qui nous apparait en méditation, c’est parfois douloureux.

 

Nous sommes surchargés..

Nous nous délaissons sans cesse en nous laissant manger, disparaître sous les responsabilités de nos vies et des choses à faire. Ceux dont nous avons la charge, nos ambitions professionnelles prennent du temps.

Nous nous racontons tout un tas de choses sur nous, sur qui nous sommes, sur ce que nous aimons ou ce que nous n’aimons pas. Notre besoin d’avoir raison est fort et sommes prêt à nous battre pour défendre nos idées. Nous veillons jalousement sur nos possessions, notre femme ou notre maris, nos enfants, notre travail, notre voiture, notre maison et notre façon de penser, Nous mettons beaucoup d’énergie et de temps à être en accord avec ce que nous pensons de qui nous sommes. Renouveler constamment nos croyances en essayant de les maintenir en place est un système couteux en énergie et en temps.

 

Mais ça nous rassure !

Tout cela nous donne l’illusion d’une vie qui nous appartiens et que nous maîtrisons. Et ça nous rassure en nous donnant l’illusion d’une impression de solidité, d’un Moi, d’une personnalité, d’une vie qui nous appartiens. Une vie qui est la notre et que nous maîtrisons tant bien que mal.
Que cette façon de nous envisager et de gérer notre vie nous rende heureux ou pas est très secondaire en fait. Nous sommes davantage préoccupés par le fait de maintenir une certaine image cohérente et rassurante de nous même. Et que ce soit dans des schémas de douleur, d’échecs répétitif autant que de réussite. Le décor n’a pas beaucoup d’importance en fait. Seule l’apparence cohérente de quelque chose à partir duquel nous pouvons dire « moi » est recherchée. Même si la vie de ce moi est faite de douleur et de déséquilibres.

C’est ici que nous avons besoin de développer un minimum d’égo-centrisme courageux.

 

Se donner l’espace de nous rencontrer.

En fait, nous ne nous donnons que rarement l’espace de nous rencontrer vraiment :

Nous ne nous donnons que rarement l’espace de nous interroger profondément sur qui nous sommes. Nous ne nous interrogeons pas davantage sur le but véritable de notre vie.
Les brèches inévitables que la vie ne manque pas de nous donner ? Nous les fuyons. Il est vital de nous remettre en question et de nous interroger sur ce que nous voulons vraiment.
Et si nous apprenions à entendre les questions essentielles et vitales qui nous permettraient d’envisager notre vie sous un autre angle ? Apprenons à laisser la place au vide, à l’instant qui immanquablement laisserait parler notre nature profonde. Nous avons appris dès notre plus jeune âge à nous taire, à refouler les questions qui nous taraudaient. Ces questions étaient gênantes pour nos proches et notre environnement, que ce soit par leurs silence gêné ou par les « on ne parle pas de ça ».

C’est ici que nous avons besoin de développer un minimum d’égo-centrisme courageux.

Les questions qui fâchent.

Il y a ces questions existentielles, celles qui remettent en cause notre propre existence et l’existence ou l’inexistence de Dieu. Ces questions qui demandent « quel est le sens de la vie »,  qu’est ce que la mort, où j’étais avant d’être dans ton ventre ». Des questions qui demandent « à quoi ça sers de vivre ». Ce sont des questions puissantes, dérangeantes parce qu’elles ont le potentiel d’anéantir toutes nos croyances, toutes nos certitudes, tous les fondements sur lesquels reposent nos sociétés.

 

Qui fâchent mais qui sont essentielles.

Ce sont des questions essentielles justement parce qu’elles questionnent notre propre existence. Des questions qui ont généralement toutes reçus une fin de nous recevoir lorsque nous trouvé le courage de les poser enfant. Derrière elles se cache le spectre du « rien » et du néant. Peu de soi disant adultes ont le courage de dire « je ne sais pas ». Essayer de répondre honnêtement à ces questions revient à se les poser un minimum. Cela revient à remettre en cause toutes nos façons de remplir le temps en attendant la fin.
Comme nous avons hérité de ces frayeurs, nous les retransmettons sans interroger leurs sources : on ne parle pas de ça. Les questions de nos enfants sont en fait celles que nous n’osons pas ou plus nous poser.
C’est vrai que c’est effrayant de nous demander « à quoi ça sers de vivre », « qu’est ce que je fait de tout ce temps ». Nous n’avons généralement pas la moindre idée du sens ou de l’absence de sens de notre vie et de qui nous sommes vraiment .

 

L’égo-centrisme courageux.

Et c’est là que nous avons besoin de nous accorder assez d’importance en écoutant ce qui parle et questionne en nous. Nous accordons beaucoup d’importance aux décorations de nos vies, mais pas assez à la personne qui se trouve au centre de tout ça : nous. Interrogeons celle qui n’est ni son travail, ni son compte en banque, ni son orientation sexuelle. Interrogeons celle qui existe (ou pas) en dehors de son rôle de père, mère, homme, femme, maris, épouse, personne riche, pauvre et toutes les casquettes auxquelles nous nous identifions!

Prenons un minimum de peu de temps pour nous. Nous sommes les premiers à nous abandonner, à nous délaisser et à nous trahir. Nous fuyons sans cesse le moment d’aller à notre rencontre.
Pourquoi? Parce que nous n’avons pas appris à prendre réellement du temps pour faire notre connaissance et nous rencontrer nous même. Un minimum d’égo-centrisme courageux est indispensable à l’être-Soi.

 

Méditer pour nous connaître.

Aussi, faire de nos vies « Nos Vies » demandent de regarder vraiment à l’intérieur de nous. La méditation permet d’apprendre à observer. La méditation permet de voir se dérouler nos fonctionnement cérébraux et nos réflexes.

Et en fait, même si la peur, la colère, des vagues de tristesses peuvent se manifester, elles passent.

En conclusion : osons l’égo-centrisme courageux !