Quand éducation rime avec effort.

Depuis que nous sommes petits, nous avons appris à faire des efforts, à prendre sur nous. Nous avons appris à être propre, terme étrange qui veut dire maitriser ses sphincters, mais aussi à manger proprement. Puis nous avons appris à travailler, à faire nos devoirs, à rester sagement assis et à essayer tant bien que mal de nous adapter à ce que l’on nous demandais. Surtout, nous avons appris que l’amour que nous allions recevoir dépendait de notre capacité à nous adapter et à répondre aux demandes de notre entourage, parents, grands parents et professeurs.
Nous avons vite compris que pour être aimé, nous devions nous adapter. Que si nous posions le moins de soucis possible à nos parents et que nous marchions dans le sens de la marche, les choses se passaient bien… Ou presque.

Une étude à montré que nous sommes les plus créatifs, et je rajouterais les plus aptes à la joie et au bonheur avant 3 ans.

L’école nous demande d’être des élèves, et nos professeurs se sentent mieux ainsi. Nos parents sont rassuré si nous travaillons bien, si nous devenons sérieux et suivons une façon de vivre qu’ils peuvent comprendre. Comme nous les aimons et voulons qu’ils nous aiment, nous acceptons le deal.

 

Par amour, nous nous trahissons.

Très peu d’entre nous ont conscience de la puissance d’efforts, de renoncement que cela nous a demandé. Bien sur qu’une certaine structure est nécessaire et que d’apprendre à maintenir un effort et notre énergie dans une direction est indispensable. Mais pour la plupart d’entre nous, nous avons appris à renoncer à notre vitalité, à notre créativité, à notre enthousiasme et notre besoin de communication. La durée d’attention d’un enfant comme d’un adulte ne dépasse pas 40mn en continu et les cours de nos écoles durent 1 heure, parfois 2. Un enfant est fait pour bouger : il vit, existe, manifeste, ressent et apprend à travers son corps. Il s’exprime et ressent à travers le mouvement .
Mais il doit rester apprendre à rester assis sans bouger et à se soumettre. Un enfant est spontané, curieux, il pose des questions et partage avec ses voisins car il est habité par une soif naturelle d’apprendre. Naturellement, il le fait à travers le jeu et la communication.
Mais où se trouve le respects des rythmes naturels dans les horaires scolaires ?
Comment sont pris en compte ses besoins de bouger, de vivre et d’apprendre à travers le corps, de questionner et d’en discuter avec les autres?

 

Nous avons appris en fait le sens du renoncement à soi-même.

A l’inverse de nos besoins élémentaires, nous apprenons à taire notre curiosité et à assimiler des connaissances indigestes sans savoir à quoi ça sert. Nous apprenons que nous devons nous taire, que nous ne devons plus bouger. Apprendre ce que l’on nous demande sans poser de questions est la rigueur.
Sinon nous risquerions fort de passer pour des élèves dispersés, indisciplinés ou dissipés.
Nous apprenons à nous soumettre, nous apprenons à rejeter et à nous méfier de nos pulsions vives, de notre curiosité, de notre besoin de mouvement et de communication. Pour ce faire, nous apprenons à nous méfier de nous même. Ça ne se fait pas dans le monde de ceux qui nous gouvernent au lieu de nous éduquer.

Rarement on nous apprend à faire  confiance à notre intelligence, rarement notre environnement s’est adapté à nos besoin. Notre soif d’apprendre, naturelle et spontanée s’est transformé en obligation et en codes sociaux, tuant par là même notre curiosité, notre soif essentielle.

Nous avons appris en fait le sens du renoncement à soi-même, le sens de la méfiance de notre propre vitalités. Mais cela engendre la soumission et la stupidité. Nous avons appris à devenir mécanique, nous avons appris à penser la vie, les autres et le monde au lieu de les vivre. Avec comme résultat de nous oublier et faire taire notre propre intelligence, celle de la vie que nous sommes et à nous méfier de nous et des autres.  Nous avons appris que la vie était telle qu’on nous la montrait, telle qu’on la pensait pour nous et pas telle que nous la ressentions. Dans ce monde, accepter est la rigueur,  pas être réactif et participant.

 

Et en grandissant, nous faisons…des efforts!

Pouvez vous prendre conscience de la quantités d’effort que tout cela vous a demandé et de l’effort que vous continuez à faire tous les jours pour continuer à croire que tout ça était pour votre bien ?
Cet effort est devenu tellement automatique que nous n’en avons plus conscience, sauf lorsque nous déprimons suite à un choc ou à un « burn out ». Nous ne sommes alors plus capable, ne pouvons ni ne voulons suivre le rythme.
Mais comme la plupart du temps, nous pensons être malade, nous allons prendre des médicaments qui vont nous permettre de « fonctionner » comme il se doit. Rarement nous ne questionnons nos symptômes, ceux qui nous disent « ça suffit », « je n’en peux plus », « je veux choisir »!!
Notre corps nous dit pourtant stop, ça suffit, arrête toi et regarde, comme brusquement animé par un sursaut de vie et d’intelligence manifesté à travers notre crise.  Nos symptômes sont nos amis, ils sont l’expression de l’intelligence qui n’a cessé de nous habiter.
Mais nous avons choisi de ne plus écouter, inconsciemment parce que notre besoin d’être aimé et apprécié, de faire partit de la famille l’a emporté.

 

Burn Out !!

Nous sommes tellement las de tous ces efforts continuellement répétés que les seuls efforts que nous consentons parfois vont dans le sens du « fonctionner encore mieux ».  Parfois le sport, le sexe ou autre nous offrent un petit sas pour évacuer le trop plein avant qu’il ne fasse trop de dégâts et ne nous fasse tout envoyé promener.
Nous avons appris à nous méfier de notre énergie. Alors lorsque la révolte gronde, nous préférons en disperser l’énergie, nous préférons la transformer en discutions de bistro, en actes syndicalistes ou politiques. Mais nous n’écoutons pas cette belle énergie. Nous n’entendons pas cette force vive qui nous parle de nos besoins fondamentaux de remettre en question les croyances et la tyrannie que nous exerçons sur nous même et nos besoins. Il est bien plus facile de croire que c’est le monde extérieur. Pour l’enfant que nous étions, c’était vrai à cela prêt que nous avons choisi de nous trahir par besoin d’amour et de reconnaissance. Mais pour les adultes que nous sommes aujourd’hui, nous sommes devenu nous même les pires tyrans et les personnes les plus sourdes à nos véritables besoins et désirs.

 

Le salut dans la crise.

Parfois un accident, une rupture, un licenciement, un décès, un infarctus, une dépression, un cancer vont créer une faille dans notre système d’automatisme et peut-être à l’aube d’un véritable changement.

Le seul effort que nous ayons véritablement à faire est de nous arrêter et de commencer à nous occuper véritablement de nous,. Nous avons à prendre du temps pour nous et à commencer à reprendre contact avec l’intelligence, avec la force vive qui ne nous a jamais quitté.
Mais nous sommes tellement pris dans le faire que de nous assoir tranquillement sans rien faire, juste pour reprendre contact avec nous pendant 15mn nous semble un effort insurmontable ou un gaspillage inutile de notre précieux temps.

ENous avons raison de ne pas nous occuper de nous : si nous commençons à faire cela, nous allons commencer à porter un regard actif sur nous, notre vie, les autres et notre environnement. Nous allons commencer à redevenir capable de faire des choix autres que les réflexes automatiques et conditionnés dont nous avons l’habitude.
Mais ou là-là !! Accomplir ce choix, c’est commencer à reprendre conscience que nous portons une part de responsabilité dans ce qui nous fait souffrir. Nous pourrions alors bien avoir plus de pouvoir que nous le pensions !
A ce moment, ça commence à devenir de moins en moins « ma femme, mon maris, mon chef, mon patron, le gouvernement ». Ça commence à devenir moi !!
Nous qui sommes mus par des années d’habitudes, de certitudes, d’automatisme et d’accusation commençons à avoir peur, terriblement peur de cet inconnu. Cet inconnu vaste et immense qui nous tend les bras comme une invitation à danser.

 

Ancrer de nouveaux réflexes.

Ce qui est difficile, c’est d’arrêter de faire, de rompre le rythme, d’arrêter de bouger dans tous les sens. Comme à son habitude, inconscient des efforts continuels que nous faisons, nous sommes persuadé que tout s’accomplit et s’obtient dans la douleur et dans l’effort.

Mais il n’en est rien, c’est au contraire dans le non effort, dans l’écoute, dans le lâcher prise, dans le laisser être que ça va se passer. Nous allons simplement laisser l’espace pour que le vivant, l’intelligence, la puissance innée que nous sommes puisse être accueillie, enfin.

Bien sur, nous allons prendre conscience de combien nous nous sommes trahi nous même en renonçant à nous, de combien nous nous sommes oubliés et maltraité. Nous sommes devenu les pires tyrans, les pires tortionnaires, les pires manipulateurs dans l’histoire de notre propre aventure et allons, douloureusement le découvrir.

Fondamentalement, nous sommes intelligence, nous somme l’expression de cette intelligence merveilleuse, de cette puissance incroyable qui est la vie. Cette Vie est notre essence, celle qui répare et renouvelle constamment les cellules de notre organisme. Celle qui nous permet d’aimer et de ressentir, de nous adapter, celle qui est fondamentalement joyeuse.

C’est dans le « oui » que le contact s’établit, et pas dans l’effort mu par notre mental, « le bavard » comme j’aime l’appeler.
Le lâcher prise ne demande pas d’effort, le seul effort pour lâcher le stylo qui est entre vos doigts consiste à relâcher la tension par laquelle vous le maintenez, c’est à dire de relâcher l’effort !! Mais nos doigts sont tellement crispés sur le stylo que nos muscles sont engourdis, que nous ne ressentons plus rien. Nous ne sentons ni la contraction musculaire, ni même le stylo comme s’il était devenu une partie de nous.

Si ce n’est pas facile, c’est parce que pas habituel de nous laisser faire, de nous laisser inonder par cette vie que nous sommes. Cette Vie qui ne demande qu’a croître parce que c’est sa nature, Notre nature, Notre essence.

 

Prendre le risque de la solitude.

Et puis nous avons à reprendre le risque de la solitude, de l’incompréhension, du désamour que nous n’avons pu prendre enfant. Nous avons besoin de développer la vigilance nécessaire pour répéter de moins en moins ce qui nous a été transmis ou de choisir de le faire en conscience. Notre besoin est de retrouver la blessure de l’abandon, de la trahison et de nous le pardonner. Pouvions nous faire autrement?
Par contre, maintenant, nous avons grandis et pouvons en prendre conscience. Mais pas sans douleur.

Pas sans douleur ne veut pas dire que nous allons nous faire mal ou que nous devons redoubler d’efforts, nous qui sommes déjà submergé d’un trop d’effort. Non, en nous ouvrant, en relâchant nos  crispations, nous allons ressentir la douleur des muscles endormis qui maintiennent le stylo entre nos doigts lorsque l’énergie va de nouveau y circuler. Nous allons commencer à nous sentir à l’étroit dans nos vies, nous allons commencer à prendre conscience de nos besoins et entendre la voix des parties oubliées de nous même. Bien sûr, nous serons confrontés à la nécessité de prendre des décisions et de poser des actes nouveaux dans notre vie. Nous allons être confronté au désamour de nous même et à notre manque de générosité envers nous même.

 

Cesser d’accuser l’extérieur.

Lorsque nous cessons d’accuser l’extérieur de tous nos maux, nous nous retrouvons avec nous et allons découvrir que nous ne nous aimons pas. Nous sommes pingres, avares, durs avec nous. En fait jusqu’à présent nous n’avons fait avec nous même que nous traiter exactement comme nous avons été déjà traité, éduqués, conditionnés. Nous avons tellement intégrés nos modèles que nous les recréons constamment à l’intérieur de nous, nous leurs obéissons, faisons les efforts et accomplissons les renoncements qu’ils nous demandent.
Ou bien nous réagissons et, à l’inverse, nous nous révoltons contre ces demandes même si nous sommes devenu grands, soit disant adulte depuis longtemps.

Psychologiquement, nous sommes des enfants en fait, des enfants sans aucune liberté de pensée, soumis ou révoltés. Des enfants qui vivent dans la répétition du désamour et du refus d’eux même qui leur a été inculqué. Enfant-adultes tristes sans savoir pourquoi, tout le temps en colère sans savoir pourquoi, des enfants absents d’eux mêmes qui ne prennent que rarement de vrais décisions.

 

Tout va bien, nous sommes là.

Lorsque nous commençons à cesser de vouloir nous faire taire, nous commençons à nous entendre et à nous ressentir. Nous commençons à cesser d’attendre que le monde change pour vivre mieux. La douleur est là, la tristesse est là, la révolte est là, nous pouvons nous retrouver démunis, mais nous commençons à nous sentir vivant. Alors l’envie de nous faire plaisir, de nous tendre les bras, de nous accueillir apparait.
La douleur devient un relent de mémoire réveillée par la vie qui commence à circuler de nouveau en nous. Alors la joie est là aussi, de temps en tant, comme pour dire « tout va bien ».

Enfin !

 

Renoncer au réflexe de l’effort.

Il n’y a pas d’efforts dans tout ça, juste des habitudes à lâcher et une conscience a réveiller. Nous avons a mettre en place de nouvelles habitudes dans nos vies et à répondre aux besoins de notre corps. Faire attention à ce que nous mangeons, mettre en place des outils pour nous sentir mieux dans notre corps et notre vie, pour nous sentir réveillé et davantage en possession de nous même. Davantage alignés avec notre cœur et notre essence, nous allons découvrir que nous avons besoin d’apprendre à nous dire « oui ». Même si ça passe par entendre les années de « non » que nous nous sommes infligés. Nous allons commencer à avoir soif et à avoir envi d’étancher cette soif.
Soif de nous même, comme si nous nous sentions attiré, invité, titillé du plus profond de nous même et à sentir un besoin de plus en plus vital d’y répondre.

En fait, nous allons commencer à sentir que nous sommes vivant ; nous le savions, nous commençons à le ressentir maintenant. Nous allons commencer à rire de toutes ces années ou nous nous trouvions bête et capable de peu de choses. D’un rire qui est comme une invitation à passer à autre chose. Nous commençons à renaître, à naître enfin peut être. Et c’est bon, et ça fait du bien.

Nous allons ressentir que notre vie bien sérieuse ne nous convient plus, que contrairement à tout ce qu’on nous avait inculqué, la vie n’est pas sérieuses. Mais qu’en même temps elle l’est, différemment. Elle devient sérieuse parce que nous découvrons que c’est notre vie, que c’est notre corps et que nous en sommes responsable. Nous allons cesser de continuer à essayer d’appliquer toujours les mêmes recettes en espérant y trouver des résultats différent que là ou elles nous ont toujours conduits. Et puis nous commençons à nous amuser avec tout ça et avec nous.

 

Nous sommes libres de refuser de sauter.

Mais bien souvent, lorsqu’un grain de sable vient empêcher le rond rond de nos habitudes de tourner en rond, nous allons avoir peur. Nous allons chercher à le rejeter comme le ferais nos défenses immunitaires avec un corps étranger. Nos automatismes et notre besoin de sécurité vont nous dire que nous ne devrions pas vivre ça, que c’est anormal. Peut être sommes nous en train de devenir fous ?
Nous allons alors chercher par tous les moyens à redevenir comme avant .

Sauf que ce n’est pas forcément l’intention de notre grain de sable.

Nous allons parfois prendre des médicaments, parfois démarrer une thérapie. Mais souvent avec l’espoir que tout s’efface et que nous  puissions continuer à dormir tranquille en reprenant nos habitudes anciennes. Nous voulons des résultats rapides et indolores ou alors, atteint de masochisme chronique, nous allons nous enivrer de souffrance et de prises de consciences toutes plus dramatiques que les autres. A moins que nous ne nous portions volontaires pour un « rien ne bouge » lui aussi éternel. Enfin, nous aurons trouvé un sens à notre vie, nos douleurs vont devenir nos nouveaux compagnons de vie et nous leur promettons fidélité pour l’éternité. Comme s’il n’en avait pas été toujours ainsi !!
Vous connaissez sans doute l’histoire de l’ours qui continu à tourner en rond dans sa cage alors que la grille est restée ouverte..

 

La crise est salutaire.

Le grain de sable, la crise vient en fait nous dire que quelque choses n’est pas à ça place dans notre vie, que nous devrions nous arrêter. Nous avons trop tiré sur la machine et que nous n’en pouvons plus. Nos efforts pour faire « comme si » nous ont épuisés et nous avons besoin de nous arrêter et de commencer à nous écouter.
Nous sommes épuisés de nager à contre courant et avons besoin d’apprendre à surfer, à nous laisser porter en nous amusant.

Je dis bien en nous amusant et pas en nous épuisants.

Pourquoi ce « travail » indispensable à notre croissance, à notre évolution devrait il être fatiguant, laborieux? Quel est le but de la vie si ce n’est d’être heureux, c’est à dire plein de Soi, conscient de notre infinie richesse, en accord avec ce que nous sommes?
Serons nous heureux le jour ou ceci ou cela arrivera, lorsque nous serons riches, éveillés, illuminés, heureux dans un futur dépendant de nos efforts et de nos bonnes actions ? Ou bien serons nous heureux lorsque nous nous donnerons les moyens de l’être ou tout au moins lorsque nous en manifesterons nous l’intention chaque jour quelque soi notre environnement?

 

Lâcher prise et nous laisser faire.

Si le chemin intérieur consiste en un « plus d’effort », nous restons dans le connu. Nous restons en tension comme nous l’avons toujours été. Ou bien nous renonçons avant d’avoir commencé puisque nous avons renoncé à nous depuis bien longtemps et que nous en sommes devenu inerte.

Le problème est que nous sommes vivants et que nous ne le savons pas. Nous le savons avec notre mental, avec notre penseur, mais nous ne la sentons pas dans toute la force de notre puissance et de notre profondeur. Dans cette vie que nous sommes, avons nous à rajouter où à enlever ?
Que pourrions nous rajouter au vivant qui est déjà tout ?
N’avons nous pas plutôt à retirer tout ce qui n’est pas nous dans nos vies, nos croyances, nos identifications ?

C’est bien plus une question de décision et d’engagement envers nous même qu’une notion d’efforts. Se dire oui, enfin, regarder, s’observer soi même, sentir et renoncer à ce qui ne nous convient plus ou à ce qui n’est pas bon pour nous. Nous avons juste à nous réveiller, à réveiller notre esprits, notre corps, et si possible en y prenant plaisir. Nous avons a nous amuser, a redécouvrir notre créativité, en nous amusant de nous même et de nos stupidités.

Bien sûr que nous sommes stupide, et alors, ou est le problème à part pour celui ou celle qui s’aime à planer sur un océan de merde sans mettre le pied sur le sol par peur de retrouver son humanité ?
Si je ne peux pas m’aimer avec ma merde, en reconnaissant en moi les traces de tout ce que je vois dans le monde, alors mon « amour » ne sera qu’orgueil et vanité. Mais si je le vois et apprend a m’accepter ainsi et à en rire, je reprend contact avec le vivant que je suis.