Parfois, la maladie nous parle.

La maladie nous parle parce quelle nous renseigne sur nous même et notre relations au monde.
Quelle est nom attitude dans ce que je nomme maladie ?
Comment je me positionne face à mes symptômes ?
Je me souviendrais toujours du staff entrant dans la chambre d’hôpital de mon fils aîné et le présentant comme « votre poumon gauche ». Je me souvient aussi de ma surprise aux urgences de Sierre, en Suisse lorsque le médecin me tend d’abord la main pour me dire bonjours. J’étais d’abord un être humain et pas un symptôme ; en France, je n’y étais pas habitué.

Ne sommes nous qu’un tas de chair, matière informe et sans intelligence ? Ne sommes nous malade que lorsque notre corps est touché?
Nos émotions, notre vie sociale, professionnelle, amoureuse, familiale, spirituelle sont elles des parties séparées?  Quelles sont leurs avec l’état de notre corps physique?

En médecine énergétique, nous disons que le corps est la dernière manifestation de nos déséquilibres internes.
Dans la Chine ancienne, les acupuncteurs intervenaient en amont du déclenchement de la maladie. Si la maladie se déclarait dans le corps, c’est qu’ils avaient mal fait leur travail.

 

Maladie ou déséquilibre ?

Doit on parler de maladie ou de déséquilibre? Nos maladies sont elles des fatalités ou l’expression de quelque chose qui cherche à se dire? Quels conflits oeuvrent à l’intérieur de nous même? Nos maladies ne sont elles pas parfois le déclenchement d’un véritable processus d’évolution?  Des questionnements, des changements radicaux dans nos modes de vies sont nécessaires à notre bien être. Et si nous interrogions le domaine de nos croyances, de notre relation aux autres, au monde et à nous même?

Les maladies physiques, les désordres du cœur et de l’âme ne sont il pas avant tout des déséquilibres? Ai je la grippe a cause du virus de la grippe ou d’un désordre de mon système immunitaire?

 

Au coeur de la maladie, je suis !

Ma façon d’envisager mes symptômes, de m’identifier ou non avec eux et de prendre la responsabilité de ce que je vis est primordiale au recouvrement de ma santé.
Au centre de toute maladie, de tout symptôme, de tout déséquilibre, il y a avant tout une personne qui existe. Lorsque nous nous identifions au symptôme, nous donnons tout notre pouvoir à la maladie comme si nous n’en faisions pas partie. Nous finissons pour donner tout notre pouvoir au corps médical et aux traitements qu’on nous propose.

 

Ce que la maladie me dit de moi :

Les maladies graves, terminales nous interrogent en profondeur sur notre relation à la vie. Notre désir est-il de continuer ou pas, et la réponse n’est pas si évidente que ça. Personne ne peut me forcer à me battre pour guérir si je n’en ai pas envi. Si j’ai passé ma vie a me battre, je n’en ai peut être plus envie, car je me sens peut être épuisé ; la maladie dont je souffre peut alors m’apparaitre comme un recours a mon besoin de repos.
Le reconnaître demande une profonde honnêteté envers moi même. Si je veux continuer à vivre, est ce pour moi ou pour ne pas attrister les autres? J’ai tendance à penser qu’il y a parfois des suicides socialement acceptables. Un cancer terminal, une crise cardiaque, un accident de voiture, nous n’y pouvons rien, n’est ce pas? C’est un accident !

Il me paraît impensable d’envisager une maladie, un symptôme sans y inclure la totalité de notre vie dans toutes les dimensions de notre être. La maladie est à mon sens l’expression, la manifestation dans la chair ou dans mon esprit d’un conflit. Il y a en moi un déséquilibre, un système de croyance qui ne me convient pas, de blessures liées à un passé non digéré, à un présent insupportable, ou à un besoin de comprendre quelque chose dans ma vie ou dans ma relation au monde et à la vie.

Exemple : pourquoi ma vue baisse?

Si j’ai un problème de vue survenant avec l’âge, j’ai à regarder ce que ça signifie pour moi et ce que ce problème vient me raconter.
Comment j’utilise mes yeux, qu’est ce que je ne veux pas ou plus voir dans ma vie?
Est ce que je regarde vraiment autour de moi?
Suis-je toujours curieux comme un petit enfant?
Suis-je tellement pris dans mes automatismes et mes habitudes que je ne regarde vraiment plus rien?  Peut être que rien ne peux plus me surprendre ? Peut être que je ne voulais plus être surpris par rien ?
Suis- je tellement pris dans mes habitudes que tout est blindé, que tout est en apparence tellement stable et contrôlé?
Si plus rien ne viens faire briller mes yeux, que j’ai l’impression de tout connaître, comment voir clair ?
J’ai à me demander à quoi ça sers de voir.
Mes yeux étant mes fenêtres vers le monde extérieur, qu’est ce qui est blessé dans ma relation au monde extérieur?
A l’inverse, suis je tellement pris dans le mouvement de ma vie extérieure que je passe complètement à côté de moi?
Suis-je terrifié par ce que je verrais si je tournais mes yeux à l’intérieur?

 

Accueillir le message et reprendre notre pouvoir en main.

Dans toute maladie ou symptôme, il n’y a pas de recette pré-établie . Ma relation au monde est unique parce que je suis unique. Je peux me faire aider, mais je dois apprendre à trouver les réponses qui me conviennent. Il ne suffit pas d’attendre que l’autre, le médecin, le thérapeute ou l’ami me donne ce que j’ai besoin d’apprendre. La conscience n’est pas un médicament.

De même, les maladies chroniques ou un handicap physique nous interrogent sur notre responsabilités dans notre relation à nous-même et à notre environnement. Une électrosensibilité, un asthme permanent, la perte d’un membre nous demandent de considérer ce moi à qui cela arrive. Je suis électrosensible, mais je ne suis pas la maladie dont je souffre. Je suis asthmatique, mais je ne suis pas la maladie dont je souffre. J’ai une jambe ou un bras en moins, mais je ne suis pas ce qui n’existe plus. Je suis avant tout un être vivant, je suis avant tout un être humains, et ça personne ne peut me l’enlever, sinon moi.  Mes symptômes peuvent alors devenir des maîtres. Ils peuvent me permette de développer une force extraordinaire par la reconnaissance fondamentale de qui nous sommes et de ce que nous sommes.

Mon absence de joie, ou plutôt l’absence de joie que je ressens est elle uniquement le fruit de mon environnement?
Est-ce la faute de mon maris ou de ma femme, de mes enfants, de mon patron, de la sociétés ?

 

Responsable, mais pas coupable.

A mon sens, et cela m’appartient, il n’y pas à se leurrer, nous sommes presque tous malades sans avoir forcément de symptômes extrêmes. Une peine ou une colère même légère devenue chronique est une maladie. Une douleur récurrente, un sentiment d’impuissance ou de fatalité même léger sont des maladies. Ils ont le potentiel de devenir grave si nous ne les écoutons pas.
Mettre toute la responsabilité de ce qui nous arrive dans le monde extérieur est à mon sens une grave erreur. C’est une croyance qui nous déresponsabilise totalement et par laquelle nous nous coupons de tout pouvoir personnel.
Mais responsabilité ne veux pas dire culpabilité, ce n’est pas une histoire de faute : je n’ai pas fait exprès d’attraper la grippe. Par contre, j’ai besoin de renforcer mon système immunitaire pour que ça ne se reproduise plus. Mais de toute façon, mon système immunitaire sera beaucoup plus fort après une bonne grippe.

 

Bénéfices secondaires et messages de la maladie.

Nous avons aussi à nous interroger sur les éventuels bénéfices à être malade. Quels sont les messages que nous exprimons à notre environnement faute de savoir le faire autrement ou de savoir le faire entendre ?
Si nos besoins qui se trouvent comblés par le fait d’être malade, allons nous avoir profondément envi de guérir ? Alors que jamais personne ne s’est occupé de moi, qu’on soit soudain attentif et préoccupé par moi deviens très précieux. En allant voir pleins de thérapeutes alors que je me suis toujours interdis de dépenser de l’argent pour moi et pour me faire plaisir, je peux enfin dépenser de l’argent pour moi en toute légitimité puisque c’est parce que je suis malade !!

Nous avons aussi besoin de considérer toute la force de la fidélité à nos ancêtres avec les maladies chroniques. Certains de nos symptômes disent : » malgré ou avec tous nos différents, je t’aime. Parce que je t’aime, je me rapproche de toi en ayant les mêmes maux que toi ».

 

Ce n’est pas la maladie qui nous dépossède de nous même.

La médecine classique, les prises de médicaments, nos attitudes envers ceux qui savent ont tendance à entretenir passivité et refus de responsabilité. Nos médecins ne sont pas formé pour prendre en compte la totalité de nous même, mais uniquement nos symptômes. Ce qui ne veux pas dire que nous n’avons pas à les écouter : ils ont pas à nous apprendre des choses sur nous même.

Je me répète, mais nous ne sommes pas des êtres vivants dans leur petit bocal indépendants du reste du monde. Nous sommes les héritiers de multiples générations qui nous ont précédées. Elles nous ont transmis à travers leur ADN notre premier héritage : notre capital de santé. Mais aussi les maladies et symptômes que nous pouvons rencontrer sur notre route. Nos éducateurs nous ont aussi transmis leurs croyances sur la vie, la mort, la santé et la maladie. Elles jouent leur rôle tant que nous vivons en pilote automatique, Le film se déroule dans tous les domaines de notre vie et transmettrons le même héritage à nos enfants.

 

Pour vivre Notre vie, prenons nos responsabilités.

Nous sommes aussi les héritiers de différentes cultures avec toutes leurs systèmes de croyances. Des croyances sur la santé, la maladie, la mort et l’attitude à avoir face à la vie.
Mais nous sommes aussi et surtout des organismes vivant en interaction permanente et immédiate avec tout ce qui nous entoure. Si l’air que nous respirons est pollué, si l’eau que nous vivons est pollué, notre corps est pollué, automatiquement.
Nous ne pouvons pas espérer vivre en réelle bonne santé dans un environnement qui ne l’est pas. Mais nous pouvons nous adapter et agir en fonction de ce que nous voulons.

 

Soyons l’intelligence que nos sommes

Nous sommes aussi le fruit de milliards d’années d’évolutions. Cette intelligence s’exprime actuellement sous toutes les formes de vies que nous pouvons voir autour de nous.
Nous sommes le fruit d’une extraordinaire capacité d’adaptation et d’évolution. C’est cette intelligence extraordinaire que l’on nomme la vie.
Et nous sommes tous le fruit de cette intelligence fabuleuse à l’oeuvre depuis la nuit des temps. Nous sommes intelligence, mais nous ne sommes pas forcement intelligent. Regardons notre impuissance et notre mauvaise volonté à vivre de façon équilibrée et intelligente. Nos maladies et symptômes me semblent bien être souvent le fruit de cette intelligence qui demande notre conscience. Apprenons à regarder les déséquilibres de nos vies.