L’être humain est comme un enfant qui veut jouer au grand ; c’est cela notre stupidité.

Je ne cherche pas a dénigrer notre beauté, notre grandeur et notre intelligence fondamentale en tant qu’être humain. Mais au contraire, à souligner les façons dont nous passons notre temps a trahir, à détruire et a manquer de respect à cette intelligence.
Nos certitudes ne seraient elles pas l’expression  de notre peur d’être déstabilisé par tout ce qui pourrait faire voler en éclat notre pseudo identité ?
Nous avançons en terrain connu, faisons comme si nous étions sûr de nous. Mais le monde autour de nous exprime t-il l’état adulte de l’être humain ?
Guerre, famine, viol, abus de pouvoir, mensonge, manipulation, corruption politique ne sont elles autre chose que l’expression de notre stupidité et de l’immaturité de l’espèce humaine?

 

Comment nous avons perdu le lien avec l’intelligence que nous sommes?

En fait, nous sommes terriblement infantiles et arrogants. Infantiles parce que nous jouons à être intelligents. En fait, nous nous faisons passer comme intelligent au lieu de ressentir notre intelligence et l’intelligence de la vie tout simplement. Arrogants parce que nous passons notre temps à nous comparer aux autres, à vouloir nous penser différents, mieux ou moins bien que les autres. C’est avec cette arrogance parce que nous déterminons ceux qui sont les bons et ceux qui sont les mauvais. Mais nous sommes aussi arrogants et stupides lorsque à la moindre réussite nous nous apprécions d’avantages alors qu’au moindre échec, nous nous détestons.

L’arrogance et la dépréciation ont les mêmes racines : nous nous comparons et n’existons qu’en rapport aux autres. Nous leurs donnons ainsi tout notre pouvoir. Lorsque nous sommes ancrés, assis à l’intérieur de nous, conscients de nos forces et de nos faiblesses, tout va bien. Conscients que nous apprenons tout le temps, nous pouvons apprendre de tout et de tous. Ainsi nos « vérités » n’appartiennent qu’a nous et ne sont vraies que pour nous et à l’instant où nous les pensons. Ici,il ne peut y avoir d’arrogance et de dépréciation.

 

Accepter notre vulnérabilité, accepter de ne pas savoir.

Mais nous sommes tellement stupide, stupide à essayer de masquer notre sentiment de vulnérabilité et notre incertitude. Stupide à essayer sans cesse de faire et de parler comme si nous savions. Serait ce un problème de ne pas savoir ?
Nous sommes tellement stupides de croire qu’il y quelque chose qui serait la vérité !!

Nous appréhendons le monde et les autres comme si nous savions, nous avons une opinion sur tout. En fait, nous refusons d’être dans l’espace vide ou nous ne savons pas. Nous nous protégeons derrière nos préjugés, nos croyances et nos avis? Ainsi nous ne nous rendons pas compte que nous nous protégeons simplement derrière un système de croyances, une sorte de protection illusoire qui vise à effacer notre peur du vide et de l’inconnu. Nous ne supportons pas de ne pas savoir et de ne pas être sûr. La conséquence est que nous nous sentons en danger dès que nous ne savons pas. Dès que quelque chose ne rentre pas dans le champs de nos croyances, dès que quelque choses est différent, nous nous sentons en danger.

 

Juste des êtres en évolution.

Nous avons pour la plupart grandis en essayant de nous conformer à ce que l’on attendait de nous. Ce faisant, nous avons décidé ce qui était bien et ce qui était mal, uniquement pour nous rassurer que nous avons fait le bon choix. Il nous était et nous est certainement bien trop violent de prendre conscience de la folie, de l’immaturité du monde dit « adulte » qui était censé nous protéger. La conséquence de cette prise de conscience aurait été une solitude d’autant plus forte que nos aînés ne pouvaient nous éduquer dans la conscience de leur propre immaturité. Nous sommes des êtres en évolution avec toutes les « erreurs » que seule la conscience peut éclairer.

 

Comment nous trahissons notre intelligence et notre beauté.

En fait, nous nous sommes trahis il y a bien longtemps. Seule la reconnaissance de cette trahisons nous permettra de nous reconnecter à l’être vivant que nous sommes.
Nous passons notre temps à  nous plaindre, à accuser le gouvernement, la société, notre patron, nos compagnons de vie. Pouvons nous regarder que nos vies actuelles sont les résultats de nos choix et de nos décisions?

Nous voulons changer sans rien perdre, nous voulons obtenir sans rien lâcher, sans rien donner en échange. Vivre plus vieux, mais sans travailler plus longtemps. Voir le monde changer, mais sans faire aucun effort pour nous changer nous même. Nous voulons rester les mêmes, mais voulons que les choses changent autour de nous et dans nos vies. Ainsi nous votons pour quelqu’un, mais oublions que nous l’avons élu dès que les résultats ne sont pas a la hauteur de nos attentes. Nous critiquons le matérialisme de notre sociétés, mais passons notre temps à envier et à désirer ce que nous n’avons pas ?

Nous envions le voisin de ce qu’il a et recherchons le dernier joujou technologique qui va nous faire vibrer.
Mais nous, nous ne vibrons pas et avons depuis longtemps oublié ce que cela veut dire !

Notre vue baisse, notre corps devient paresseux, comme un miroir de nos esprits qui ont rejeté toute curiosité. Nous trahisons ainsi chaque jour davantage la vie que nous sommes. Devenu stupides, nous sommes vivant, mais depuis longtemps nous sommes morts.

 

Nous sommes l’aube du changement que nous désirons.

C’est nous qui avons créé le monde. Seul un changement de nos propres croyances, de nos systèmes de pensées et de nos modes de vie pourra créer un changement. Tant que nous voudrons que le monde change tout en refusant de voir que le monde n’est que le résultat de notre refus du changement, le monde ne changera pas.

Il y a là une question de responsabilité et de conscience. Le monde n’est pas quelque chose qui vit en dehors de nous . Nous sommes le monde, nous y vivons et y participons, nous le respirons et le créons à chaque expiration. Notre changement, notre évolutions de conscience agit et influe sur le monde, et c’est contagieux.
En agissant sur nous même, nous agissons sur le monde. Recherchant la paix et l’équilibre à l’intérieur de nous, nous participons à la paix et à la conscience du monde. En reconnaissons nos façons d’être stupide, nous commençons à devenir intelligents. Plutôt, nous commençons à réaliser notre intelligence, celle qui ne nous à jamais quittée parce que nous sommes cette intelligence.

Nous ne sommes pas intelligent, nous sommes intelligences. Nous penser intelligent ne fait que nous séparer de l’intelligence que nous sommes, ou plutôt est l’expression de cette séparation.