Se laisser enseigner, c’est se mettre à disposition de la Vie elle même.

Se laisser enseigner, c’est s’en remettre, c’est apprendre à nous détendre dans les bras de la vie que nous sommes. Cela demande d’apprendre à rester tranquille et à nous taire pour la laisser libre de s’occuper de nous comme elle l’a toujours fait.
Lors du processus d’apprentissage de la méditation, nous nous mettons simplement à l’écoute de tout ce qui manifeste en apprenant  à tenir notre mental en laisse. Nous évitons de le laisser vagabonder et découvrons ainsi à quel point nous ne sommes pas présents, à quel point nous vivons dans un bavardage permanent sans que qui que ce soit ai décider de penser. Nous découvrons comment ces pensées créés en nous des émotions qui génèrent elles même des douleurs et des déséquilibres dans le corps physique. Lorsque nous prenons conscience que nous étions complètement barrés ailleurs au travers de nos pensées, pendre conscience de l’existence d’un espace entre les pensées nous permet de nous réveiller et de réaliser que nous étions en train de rêver. Cet espace est ce qui nous permet d’expérimenter notre existence, de réaliser que nous sommes la vie elle même.  Il n’y a aucune bagarre à mener, juste à écouter, a été attentif, à développer notre capacité d’observation qui elle n’est pas une pensée. Nous prenons conscience de comment le mental saisit la moindre conscience, la moindre perception, la moindre pensée pour se mettre à en discuter. Nous prenons conscience à quel point nous sommes bruyant, toujours en mouvement, toujours dans le faire, toujours à essayer de tout contrôler, à quel point il nous est quasiment impossible de ne pas avoir le reflex, la pensée de devoir agir face à tout ce qui se présente à nous.

De laisser faire

Il n’y a rien d’autre à faire que de nous taire et nous laisser faire, mais des millénaires de conditionnement nous ont rendu cette simplicité bien difficile. Ce qui est difficile n’est en fait difficile que pour le mental auquel nous sommes identifié qui nous a fait croire que rien n’existe ou ne peut se faire sans lui et que sinon nous sommes en danger. Nous en sommes à vivre comme si nous étions en danger en permanence et devrions rester en alerte, et c’est ce que nous faisons. Dans cet état d’être, il n’y a aucune présence, nous vivons continuellement dans le passé, ou dans l’anticipation du futur et de ce qui pourrait nous arriver. Dans cet état d’être, nous pensons vivre, nous pensons ressentir, nous pensons expérimenter ci ou ça, mais nous ne vivons pas. Nous rêvons que nous le faisons.
Pour expérimenter quelque chose de différent de ce que nous avons toujours vécu, nous avons besoin de changer de méthode et de comprendre comment nous façon habituelle de vivre est elle même la source de notre souffrance. C’est en nous taisant et en nous laissant faire, en nous laissant enseigner, en retrouvant le chemin de l’intelligence que nous sommes qu’un véritable état de santé peut s’incarner dans nos vies.

Juste s’assoir et rester tranquille

Assis calmement, nous observons simplement ce que nous sommes et toutes les manifestations qui apparaissent et disparaissent. Nous faisons ainsi connaissance avec nous même comme nous ne l’avons jamais fait, comme aucune éducation, aucun enseignement ne peut nous le permette. Nous n’avons rien a répéter, rien à croire ou ne pas croire, nous sommes juste les témoin de notre propre fonctionnement mental, des habitudes, addictions et erreurs de pensés qui nous habitent et auxquelles nous identifions comme si c’était nous qui pensions cela. Nous faisons aussi l’expérience dans l’instant des effets sur notre santé émotionnelle et physique de nos pensées et de leurs vanités. Nous prenons conscience de combien nos pensées sont la base de nos douleurs et déséquilibres. Nous prenons conscience de combien nos pensées nous projettent toujours dans un avant et un après dans lequel nous n’avons aucun pouvoir. Nous prenons conscience que nos pensées ne peuvent créer un monde différent de celui que nous avons déjà créé. Nous en faisant simplement l’expérience dans l’instant, en faisant l’expérience du vivant en nous.