Comment vivons nous notre corps ?

Notre corps peut être un instrument de croissance et de compréhension de nous même fabuleux.
Mais qu’en est il de la façons dont nous vivons, dont nous utilisons, dont nous pensons, dont nous comprenons notre corps?
Le corps est il un outils bon à tout faire qui doit répondre à nos besoins comme le ferait un tournevis ou un marteau ?
Est-il un âne à tout  faire ?
Ou bien un fardeaux avec lequel nous devons bien négocier ?
Est il le fruit, l’oeuvre et la preuve de nos péché ?
Ou bien est il un objet de décoration ?
Est il une manifestation incontournable qui nous rappelle douloureusement et parfois de manière insupportable que nous sommes là, présent sur cette terre pour un temps limité ?

 

Le corps, ce mal aimé.

Généralement nous prenons conscience de notre corps lorsqu’il est en dysfonctionnement. C’est lorsque nous avons mal, lorsqu’il ne fonctionne plus comme nous aimerions que nous y pensons.
Nous prenons conscience de notre corps lorsque nous le jugeons responsable du désamour que nous croyons recevoir. Ainsi nos seins sont trop petits ou trop gros, nos lèvres ne sont pas assez si ou ça, nous sommes trop ou pas assez ceci ou cela. Ainsi nos sexes sont trop gros ou trop petit. Où encore, nous sommes trop gros, trop grand, trop maigres…

Il n’est pas assez attirant alors nous le subissons ou le transformons. Ou bien nous allons nous faire opérer, faire du sport, suivre un régime…

 

Et tout ça se voit !

Le corps porte les traces de la façon dont il a été aimé, choyé dans la petite enfance. Il porte les traces des tabous et croyances de nos ancêtres, de la culture, de la religion dans laquelle nous évoluons. Mais aussi les traces des maltraitances, des viols, des coups que nous avons reçus.
Notre corps porte aussi la marque de l’estime que nous avons de nous même. Il est emprunt de nos peurs, de la confiance ou de l’absence de confiance que nous avons envers la vie.

Et ça se voit ! Ça se vois à travers nos épaules rentrées, nos poitrines creusée ou a l’inverse sorties à l’extrême.  Nos jambes qui manquent de solidité le montrent. Ça se voit à travers la façons dont nous bougeons, dont nous posons notre regard.

 

Notre corps, objet de conscience.

Dans ce sens, le corps est un allié, un miroir de nous même. Ce que manifeste notre corps est en fait une occasion de mieux nous connaître, de nous rencontrer.
Nos seins ou notre sexe trop gros ou trop petit nous parle en fait du désamour que nous avons vis à vis de nous même.
C’est comme si nous nous disions : » si j’étais quelqu’un d’autre, je serais aimable ». Mais si nous étions quelqu’un d’autre, nous ne serions pas là.
La seule chose que nous avons à regarder, c’est cette difficulté à nous aimer, à être en phase avec nous.
Ce désamour n’est pas à juger : il est le reflet de comment nous étions aimé ou pas et des mémoires dont nous aimerions effacer l’empreinte dans nos cellules.
Il exprime la façon dont les désirs de nos corps ont été accueilli ou pas. Les violences verbales et physiques y sont marquées.

Une jeune fille qui rentre d’une soirée et embrasse sont premier amoureux devant la porte de la maison les yeux brillant et le cœur heureux.
Le « Petite pute » reçu de son père risque de refaire surface à chaque fois que cette jeune fille devenue femme trouvera un homme attirant.
Cela conditionnera sa façon de s’habiller, de se présenter et de se sentir légitime d’aimer et d’être aimée.
Si elle a reçu un  » tu grandis ma chérie », ce sera bien différent !!
Mais beaucoup plus subtilement, les messages, les croyances et les expériences de vie transmis inconsciemment par nos parents, notre société, le télé ou la publicité ont autant de conséquences sur notre façon de vivre notre corps.

 

Notre relation à notre corps parle de notre relation à la vie.

La façon de vivre notre corps parle de notre façon de vivre, tout simplement, de notre capacité à aimer et à respecter la vie. Notre corps est l’expression de la vie que nous sommes. Pourquoi traiterions nous notre corps différemment de la façon dont nous traitons et utilisons la terre, le monde animal ou végéta l?
Nous mangeons et vivons comme nous traitons la terre.

En l’objectivant à outrance, nous la pillons sans aucune conscience de la vie qu’elle manifeste et dont nous participons. Nous nous nourrissons de plus en plus comme nous nourrissons les animaux, à coup de produits tout préparés, manipulés.
Comme nous le faisons avec les animaux que nous élevons, nous nous rassemblons dans des endroits déjà surpeuplés .
Nous ne pouvons plus nous baigner dans nos rivières devenues trop polluées. Nos océans sont pollués et ramasser des coquillages devient soumis à risque.
Notre corps est pourtant composé de presque 70% d’eau.

Les montagnes les plus hautes, les océans sont des bennes à ordure. Nous enterrons des milliers de tonnes de déchets toxique dans le sol et les mers de notre planète chaque jours.
L’air, notre première nourriture dont nous filtrons 15000l chaque jour devient dangereux pour notre santé.

 

Nous ne sommes pas adultes !

Nos comportements sont juste le reflet de nos propres déséquilibres et du fait que nous ne sommes vraiment pas adultes.
Nous sommes malades et la terre actuelle en est le reflet.
Nos propres déséquilibres crée en nous des pensées déséquilibrées. Ces pensées engendrent des actes qui déséquilibre la terre dans son ensemble.
Il ne s’agit pas forcément de devenir des militant écologiste pour autant. Mais il s’agit de comprendre en chacun de nous le déséquilibre, les schémas d’ignorance, les erreurs de pensées à l’oeuvre dans ces phénomènes. En fait, il s’agit de comprendre comment par notre fonctionnement et notre ignorance nous sommes responsable de ce qui se passe dans le monde.

Nous sommes devenu les esclaves d’une société que nous avons nous même créé. Elle engendre toujours plus de désirs de plus en plus variés et de moins de moins de satisfactions. Nous courrons après un ailleurs, un au delà qui nous écarte chaque jour davantage de nous même et de la conscience que nous sommes.
Notre société à besoin de créer du besoin pour survivre. Elle a besoin de notre insatisfaction, sinon toute société de consommation s’écroulerait. Mais nous oublions que c’est nous avec tout ce que nous somme qui avons créé cette société.

 

Nous sommes riches, mais..

Nous n’avons jamais été aussi riche (dans le monde occidental tout au moins) et aussi pauvre en même temps. Il suffit de regarder 300 ans en arrière pour comprendre à quel point nous sommes riches.

Mais prenons nous le temps de profiter de notre vie et de nos facilités de vie ? Ne courrons nous pas plutôt sans cesse après un nouveau jouet que nous allons finir par jeter quelques semaines plus tard ?
Nous nous levons dans la course, mangeons à toute allure, courrons toute la journée après les choses à faire et à accomplir. Nos enfants sont entrainés dans une course qu’ils finissent par prendre pour la vie. Mais c’est une course pour une satisfaction jamais atteinte.
Heureusement, les anxiolytiques et d’antidépresseurs existent…
Nous sommes riche extérieurement mais pauvre à l’intérieur.

 

Nous sommes la Vie pourtant !

Prenons nous le temps de nous arrêter et de prendre conscience de ce que nous sommes, de l’incroyable richesse intérieure que nous sommes. Nous sommes pourtant l’intelligence de la vie, de la matière elle même.

Nous vivons pour la plupart notre corps comme une machine à fonctionner. Notre chair est comme un steak sur l’étalage du boucher. C’est lorsque qu’il y a un dysfonctionnement en nous que nous réalisons généralement que nous sommes vivant . Nous ne pensons qu’a nous et paradoxalement ne nous intéressons pas véritablement à nous, à ce que nous sommes, à qui nous sommes, trop absorbés par le mouvement à l’extérieur.

Notre corps est composé de molécules d’eau pour 70% environ comme la surface de la terre, comme le règne végétal et animal. L’atmosphère de la terre contient de l’eau.
Notre corps est fait de cellules, assemblage de molécules elles même constituées d’atomes. Sommes nous différents des plantes, des arbres, des animaux, des roches et de tout ce qui constitue l’univers?
Les atomes de notre corps sont composés principalement d’espace. Il semble que plus nous allons vers l’infiniment petit  et plus nous découvrons de l’espace, du vide. Si un atome est représenté par une cathédrale, son noyaux est une orange. Le reste est de l’espace. Son apparente solidité tient en fait à la vitesse du mouvement de ses électrons autour de son noyau, lui même composé d’autres particules.

 

Soyons curieux.

Nous sommes très peu curieux de nous en fait. Nous avons séparé notre corps de notre mental et notre essence spirituelle. Pourtant lorsqu’on y regarde de plus près, le corps est une merveille d’intelligence, de communication, d’intercommunication.
Avec notre façon fractionnée d’envisager les choses, nous séparons nos os de nos muscles, de nos tendons, de nos organes, de notre sang. Nous ne nous considérons que très rarement dans notre ensemble : une merveille d’intelligence à l’oeuvre.

Nous sommes tellement persuadé que l’intelligence est notre mental, nos pensées qui dissèquent et séparent, nous lui avons tellement donné le contrôle absolu de tous les éléments de nos vies que nous sommes devenu incapable de vivre en conscience, en relation intime avec nous même et la vie que nous sommes.
Il y a la vie que nous sommes et nous qui nous pensons. Comment pourrions nous faire autre chose que de créer du désordre sur la terre ?
Nous pensons avec notre tête, mais pas avec notre cœur, pas avec tout notre corps.

 

Découvrons notre richesse.

Pourtant, le corps est aussi une voie de conscience, de croissance, un outils d’exploration intérieur fabuleux . Le corps est l’expression et la manifestation de la vie elle même. Il est un et indivisible, doté d’une cohérence extraordinaire. Pas une cellule n’ignore ce qui se passe dans n’importe qu’elle autre partie du corps. Notre corps est un monde qui abrite des milliards de bactéries, de micro organismes de toute sorte dont le rôle est de maintenir santé et équilibre en nous. Pas très différents de la planète terre en fait. Mais prenons nous le temps de vraiment nous rencontrer, de rentrer en contact avec l’intelligence que nous sommes, à affiner notre ressentit et nos perceptions?

Nous avons à prendre la responsabilité de notre santé mentale, spirituelle, mais aussi corporelle dans un tout unifié et non plus séparé. Notre corps est mouvement, vibration, ce qui le constitue le plus est l’espace comme le disent nos atomes. Le notion de vie est devenue une abstraction alors que nous sommes l’oeuvre de la vie. Nous pensons être en vie alors que nous sommes l’expression de la vie.

 

Le corps comme voie de sagesse.

En rentrant dans le corps, en l’écoutant, nos pensées diminuent et leur vacarme permanents laisse la place au silence. Ce silence nous ouvre à faire l’expérience du vivant et de la conscience que nous sommes. Dans cet espace nous prenons conscience de notre responsabilité et de notre pouvoir vis à vis de notre santé sur tous les plans.
Nous nous laissons alors enseigner par la vie elle même, manifestée à travers notre corps.

Faisans naturellement attention à notre nourriture, nous nous sentons davantage concerné par l’eau que nous buvons, par l’air que nous respirons, nous sentons le besoin de bouger davantage et aussi de nous arrêter. Nous sentons alors que nous sommes nous même la nature, indissociable de notre environnement : nous sommes nous même la terre. En étant  davantage en relation avec la vie que nous sommes, les divisions entre les différentes parties de nous même et le monde extérieur s’estompent peu à peu.
Notre corps à besoin de notre écoute et de notre attention, il a besoin de mouvement et d’une nourriture adéquate. Mais la santé de notre corps est aussi en lien avec la qualité et notre façon de penser. Autant il est illusoire de penser se sentir bien en ignorant notre corps et ses besoins fondamentaux, autant il est illusoire de penser être ou rester en bonne santé en laissant libre cour à un système de pensée basé sur la critique, la victimisation ou toute forme de négativité.

 

Nos pensées nous créent..

Ce n’est pas qu’il faille faire de la pensée positive dans le sens d’un refoulement de nos émotions de haine ou de colère. Mais nous avons à veiller à ne pas entretenir un système de pensée qui ne nous rend pas heureux. La qualité de nos pensées agit sur l’état de santé de notre corps et la santé de notre corps agit sur la qualité de nos pensées. C’est un système unique et non pas divisé.

Nous somme un seul et unique système associé, indivisible, vivant en interaction permanente autant avec notre intérieur qu’avec le monde extérieur. Notre état d’esprit agit sur notre corps et inversement. Cela veut aussi dire que nous pouvons agir sur notre état d’esprit en agissant sur et avec notre corps.

 

Agissons, la vie est mouvement.

Mettons du mouvement dans notre vie. Maintenons et développons la qualité vibratoire de notre corps. Faire du yoga, du chi gong, de la danse ou toute autre activité qui nous fait plaisir concours grandement à éviter toute emprise de nos états dépressif éventuel, de notre stress et fatigues chroniques.

Il me semble important de trouver ou de retrouver de la joie dans la relation à notre corps. Nous agissons tellement de façon rythmique et fractionnée, nous fonctionnons de façon tellement  automatique dans tous les domaines de notre vie que nous faisons la même chose avec notre corps. Notre inconscient est rassuré dans la répétition et dans le connu et dès qu’il peut enfermer quelque chose et en faire une routine, il s’empresse de le faire.
Lui est rassuré, mais ça ne nous rend pas heureux et nous nous ennuyions.

 

Soyons créatif.

C’est dans la créativité que nous trouvons du vivant. Quelque soit les façons dont nous entretenons notre corps et prenons soin de notre vibration intérieure, il est important de ne pas prendre ça trop au sérieux et de nous amuser.
La vie est mouvement, changement perpétuel ; dès que nous enfermons quelque chose, nous en perdons la partie vivante et joyeuse.
La discipline est un engagement constamment renouvelé et non l’installation d’une rigidité.

Alterner travail intellectuel et activité corporelle est le meilleur moyen de rester vif présent et centré. Tout est une question d’équilibre et de rythme.

Le corps de santé est un corps de vibrance, ça n’a rien à voir avec un corps body buildé. C’est développer et entretenir un corps qui nous permet de nous sentir présent à nous même, en possession de nous même. Mais ce corps de santé passe aussi par la libération des mémoires, des conditionnements, des empreintes et habitudes. Nous avons a prendre conscience des fidélités physiques et mentales sources d’inhibition et de sommeil, de tout ce qui nous ramène dans l’habitude et le passé.